Vivadour : des projets structurants pour consolider ses filières et accompagner ses adhérents
Ce vendredi 19 décembre s’est tenue l’assemblée générale de Vivadour. L’exercice 2024-2025 s’est déroulé dans un contexte agricole et économique difficile, dans la continuité de l’année précédente.
Le groupe confirme sa stratégie de retour à l’équilibre à 3 ans et déploie des projets structurants pour renforcer la résilience de ses filières.
Un exercice marqué par de multiples défis
L’exercice s’est déroulé dans un contexte agricole et économique difficile, dans la continuité de l’année précédente.
Les résultats économiques du groupe demeurent fragiles mais les équilibres financiers restent solides. Vivadour affiche un chiffre d'affaires de 558 millions d'euros avec un pôle animal et agroalimentaire représentant désormais plus de 40 % de l’activité du groupe, en équilibre avec le pôle végétal.
« Quand les exploitations souffrent, la coopérative, qui en est le prolongement, encaisse aussi le choc. Pour autant, la trajectoire fixée vers le retour à l’équilibre est maintenue », souligne Florent Estebenet, Président de Vivadour.
Grâce à sa polyvalence, le groupe a pu jouer un rôle d’amortisseur. Des actions structurantes et des réorganisations ciblées ont été engagées dans plusieurs filières, tandis que des projets innovants se déploient pour conforter l’équilibre économique à moyen terme. Portée par cette dynamique, Vivadour prépare une nouvelle étape au service du territoire et de ses adhérents.
Les grandes cultures et la viticulture sous pression
La campagne 2024-2025 en collecte-agrofournitures a été marquée par une baisse des volumes et des prix aggravée par une météo complexe. Vivadour a collecté 304 000 tonnes de céréales et oléoprotéagineux en 2024, un niveau moyen, bien en deçà du potentiel habituel du groupe. En légumes, face à un marché très tendu et une baisse nationale de la consommation en conserve, les industriels français ont réduit leurs programmes de production, en particulier pour le maïs doux. Vivadour a ainsi limité en 2024 ses emblavements à 940 ha.
La viticulture vit une crise sans précédent, confrontée à nouveau à des conditions climatiques extrêmes et à un contexte commercial tendu. Les efforts de restructuration engagés par la coopérative en 2024 doivent se poursuivre afin de s’adapter à la conjoncture et ainsi assurer la pérennité de cette filière et de nos viticulteurs. Vivadour mise sur le développement de nouveaux marchés comme le sans alcool. Le site du chai Sobre est entré en production en avril 2025. L’objectif de la première année est fixé à 10 000 hl, avec une capacité de production industrielle de 80 000 hl. Cette nouvelle activité prend tout son sens dans un contexte où les modes de consommation changent.
Volailles et palmipèdes dans une stratégie de développement
Après des années de difficultés liées à l’influenza aviaire, la vaccination relance les activités volailles et palmipèdes. La volaille standard ‘Poulet d’Ici’ a le vent en poupe, portée par des prix attractifs pour les consommateurs. Le Label Rouge ‘Poulet du Gers’ affiche aussi de bonnes performances et une période festive réussie. Le défi reste le renouvellement des générations, il s’agit de conforter la production en facilitant les reprises d’élevages et la construction de nouveaux bâtiments. Protéine animale la moins chère, plébiscitée par les consommateurs, l’œuf confirme sa place centrale. Vivadour maintient sa production avec son réseau d’éleveurs. En palmipèdes, les volumes sont au rendez-vous avec 1,5 million de canards produits. Si le marché est porteur en viande, il est plus incertain pour le foie gras. La vigilance est de mise pour conserver un bon équilibre entre l’offre et la demande.
Des projets structurants dans l’agroalimentaire
Sur le plan industriel, TEXIPRO, entre dans sa phase de concrétisation avec un objectif d’ouverture à l’automne 2026. L’usine produira des protéines texturées de pois et de soja destinées à l’alimentation humaine. Réalisées en 2025, les premières collectes de ces graines sont prometteuses. En rythme de croisière, plus de 600 ha à valeur ajoutée pour les adhérents seront destinés à approvisionner cette usine.
La filière bovine de Vivadour confirme sa solidité et son rôle structurant dans le Sud-Ouest, avec un chiffre d’affaires de plus de 100 M€ et plus de 35 000 bovins maigres et gras collectés auprès des éleveurs régionaux. L’exercice écoulé s’inscrit dans un contexte exceptionnel d’augmentation des prix des broutards et des animaux finis, offrant aux éleveurs une rémunération inédite et encourageant la relance de la production après une décennie de recul. Vivadour a renforcé ses positions avec l’intégration du négoce Boulin-Michel, sécurisant les débouchés des éleveurs, et la montée en puissance de Servadour, dédiée aux veaux de huit jours.
Un savoir-faire dans les semences
Forte de sa dimension internationale, l’activité de semences potagères avec sa filière GSN Semences conserve une position solide sur ses marchés stratégiques malgré une légère baisse de son chiffre d’affaires. En semences grandes cultures, le partenariat historique avec Corteva se poursuit. Malgré une baisse de la production en 2024 (tendance nationale), les rendements, sur 3 300 ha de maïs semences, ont atteint 120% des objectifs, démontrant le savoir-faire et la fiabilité technique de notre réseau d’agriculteurs multiplicateurs.
Les jardineries pleines de ressources
Le réseau Gamm vert enregistre un recul de 4 % de son chiffre d’affaires, du fait de la baisse de la fréquentation et du panier moyen. Le végétal et l’offre de produits frais et du terroir restent moteurs.
Validation de la fusion en Assemblée Générale
Les assemblées générales respectives de Vivadour et Terres du Sud, qui se sont tenues ce vendredi 19 décembre, ont également validé, sous conditions suspensives, le projet de fusion Vivadour- Terres du sud. Une première étape a été franchie. Les deux coopératives sont désormais dans l'attente de la décision de l'Autorité de la concurrence, qui permettra, en cas d’autorisation, de commencer les travaux de mise en oeuvre de la fusion et de la nouvelle organisation. Le calendrier d’application de la fusion reste, à ce stade, fixé au 30 juin 2026 au plus tard.